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Envie d’un voyage au Bhoutan différent, loin des itinéraires classiques ? Partez à la découverte des régions les plus secrètes et préservées du royaume, où la nature intacte côtoie des villages aux traditions séculaires. Voici notre sélection de lieux et d’expériences authentiques, testées et enrichies pour 2024.
Dans l’Est du Bhoutan, à 60 km de Trashigang, Sakteng Wildlife Sanctuary offre un décor d’une rare pureté et mérite amplement sa réputation de sanctuaire naturel énigmatique. Cette immense zone protégée de 650 km² abrite non seulement le léopard des neiges et le panda roux, mais aussi une communauté semi-nomade unique : les Brokpas. Ceux-ci perpétuent des traditions fascinantes, notamment dans leur artisanat et leur mode de vie pastoral. Lors d’un trek au cœur de la région, le légendaire Migoi – le yéti local – viendra probablement nourrir vos conversations avec les habitants.
Le trek Merak-Sakteng est l’une des expériences culturelles les plus rares de l’Himalaya, accessible avec permis spécial obtenu via une agence agréée. Le parcours débute à Chaling pour rejoindre Phongmey, traversant cols et alpages entre 1500 m et 4100 m. Ce circuit est adapté aux randonneurs de niveau intermédiaire et permet de séjourner dans les villages de Merak (3500 m) et Sakteng (2800 m) pour une plongée unique dans la culture Brokpa : coiffures traditionnelles en laine de yak, mode de vie pastoral, croyances Bön et hospitalité légendaire. Le trek, organisé en logistique complète (guide, porteurs, cuisinier), prend 6 à 7 jours. Prévoir vêtements adaptés à l’altitude, bonnes chaussures de marche, sac de couchage chaud et trousse de premiers secours.
Au nord-ouest du pays se dresse Laya à 3700 m, entourée des plus hauts sommets du Bhoutan. Accessible uniquement à pied, le village est l’aboutissement de plusieurs grands treks : Laya-Gasa Trek ou Snowman Trek. La culture Layap y est omniprésente – environ 800 habitants forment cette ethnie singulière, remarquable par ses chapeaux coniques de bambou et ses bijoux d’argent finement ouvragés. Les danses traditionnelles et l’accueil convivial rythment chaque étape dans cette région où le monde moderne n’a presque pas de prise.
La plupart des parcours vers Laya requièrent une très bonne condition physique et une préparation à l’altitude. Les itinéraires traversent des paysages de forêts d’altitude, cols à plus de 5000 m, sources d’eau chaude naturelles autour de Gasa, et offrent la possibilité de vivre d’intenses rencontres culturelles. La période idéale pour explorer Laya s’étend de mi-avril à mi-novembre, la fenêtre d’octobre-novembre offrant les conditions les plus stables.
Encore peu connue, la vallée du Haa (2700 m) est l’un des joyaux discrets de l’Ouest bhoutanais. Accessible depuis Paro via le col de Chele La (3810 m), elle séduit par la beauté de ses paysages et ses villages au patrimoine encore intact. Laissez-vous guider vers l’ermitage de Juneydrak perché dans la roche, ou partez pour une randonnée à travers forêts profondes, pâturages d’été, et monastères historiques (Lhakhang Kharpo et Lhakhang Nagpo du 7e siècle).
Vivez une immersion dans la vie locale lors du festival d’été de Haa où sports traditionnels, danses, art culinaire et marché paysan se mêlent pour vous offrir des souvenirs inoubliables. L’hébergement se fait en lodges ou maisons d’hôtes chaleureuses et simples, où l’on partage la cuisine locale et la convivialité villageoise. L’accès à la vallée nécessite en 2024 de passer par un circuit organisé, comprenant le transport depuis Paro et l’accompagnement d’un guide agréé.
Région parmi les plus reculées et secrètes, Lhuntse (aussi appelée Kurtoe) offre un mélange fascinant de spiritualité, d’histoire et d’artisanat. À 80 km de Mongar, cette région de montagnes abruptes, forêts de conifères et rivières impétueuses est le berceau du tissage traditionnel Kishuthara, considéré comme le textile le plus raffiné du Bhoutan.
Explorez le dzong de Lhuentse, majestueux fort religieux du XVIe siècle surplombant la Kuri Chu, ou le site sacré de Kilung Lhakhang et la monumentale statue de Guru Nangsey Zileon à Takila. Marchez jusqu’au village de Gangzur (spécialiste de la poterie en terre cuite) ou jusqu’à Khoma pour observer les tisserandes à l’œuvre. La meilleure période pour s’aventurer à Lhuntse s’étend du printemps à l’automne (mars-mai et septembre-novembre), garantissant temps sec et ciel lumineux. Prévoir échanges avec les artisans locaux sur les marchés pour ramener un bout d’authenticité.
Le Bhoutan est aussi l’endroit rêvé pour s’initier au rafting dans un écrin naturel. Entre visites culturelles, partez à l’aventure sur les rivières Po Chhu (16 km, rapides de classes 2 à 4, pour les amateurs de sensations) et Mo Chhu (10 km, classe 2, adaptés aux familles et débutants à partir de 7 ans). Le parcours Mo Chhu est une belle option pour profiter du paysage et du célèbre dzong de Punakha dans des eaux plus calmes.
En 2024, la sécurité des activités rafting est optimale : équipement complet, briefing approfondi par des guides diplômés anglophones (la présence de guides francophones doit être vérifiée directement), limitation à 6 passagers par raft, et organisation possible au printemps ou en automne (mars-mai, septembre-novembre). Les tarifs varient selon la durée et le parcours proposés, compter entre 2000 et 10000 Nu par personne.
Célèbre pour son engagement sportif, le Snowman Trek relie Paro à Bumthang et est considéré comme l’un des plus difficiles au monde : 23 à 24 jours de marche, des cols à plus de 5000 m, des paysages de glaciers et de monastères d’altitude. C’est un aboutissement pour les trekkeurs entraînés, nécessitant une préparation pointue : permis spécial, acclimatation progressive, équipement technique haut de gamme (chaussures de marche, vêtements grand froid, trousse médicale complète) et accompagnement logistique par des professionnels reconnus.
La meilleure période pour se lancer dans ce trek est d’octobre à mi-novembre, quand la météo des hautes vallées est la plus stable. La logistique implique porteurs, guides, étapes dans des campements mobiles, et gestion fine du ravitaillement.
Célébrer l’amour au Bhoutan, c’est l’assurance d’une expérience spirituelle hors du temps. La cérémonie de mariage traditionnel suit une succession de rituels bouddhistes : prières et chants, offrandes aux divinités, échange d’écharpes de soie (khatas), bénédiction du lama invoquant longévité et prospérité. Le rituel Changphoed – partage d’une boisson locale – puis éventuellement l’échange d’alliances, s’ajoutent à la dimension symbolique du « Dhar Naynga », ce foulard de cinq couleurs.
La tenue traditionnelle (Gho pour monsieur, Kira pour madame) est de rigueur, tout comme l’immersion dans un monastère ou dzong choisi pour sa dimension sacrée et la date jugée propice. En 2024, il est possible pour les voyageurs étrangers de participer à une telle aventure : certaines agences proposent l’organisation de cérémonies adaptées, officieusement ouvertes aux interventions occidentales tout en respectant les usages spirituels bhoutanais. L’expérience, rare et précieuse, fait du voyage au Bhoutan un souvenir indélébile, entre bonheur partagé et découverte d’un royaume d’harmonie.