Abonnez-vous et recevez nos inspirations de voyage et conseils pratiques deux fois par mois.
Envie de partager votre voyage avec un groupe ?
Voir nos départs garantisLa gastronomie, une grande histoire d’amour pour les Japonais !
Découvrir les traditions culinaires japonaises fait partie intégrante de tout voyage au Japon. Manger est un langage universel au Japon, où la diversité des plats, l’attention portée aux rituels et la qualité des produits créent une expérience unique à chaque repas.
Les Japonais adorent manger et cela se ressent partout dans le pays. On compte plus de 160 000 restaurants rien qu’à Tokyo, soit 12 fois plus qu’à Paris ! Sur le podium des villes comptant le plus de restaurants étoilés, on trouve en premier Tokyo, puis Kyoto et en troisième place Paris. La richesse culinaire du Japon s’exprime autant dans la grande gastronomie que dans la cuisine de rue ou les bistrots populaires.
La qualité des produits prime : deux melons ont été vendus pour 25 000 euros et un thon rouge de 278 kilos s’est adjugé à 4 millions de dollars. Cette passion pour la nourriture ne se limite pas à la table : elle se retrouve dans la façon de présenter chaque plat, la diversité des saveurs et le raffinement des ustensiles.
Manger est un véritable rituel au Japon et chaque repas a ses spécificités. Dès le plus jeune âge, les Japonais apprennent le respect de la nourriture et des personnes qui l’ont préparée. Avant le repas, il est d’usage de dire « itadakimasu » pour exprimer sa gratitude, et « gochisôsama deshita » à la fin pour remercier du festin.
L’étiquette à table est très codifiée : on n’utilise pas les baguettes pour planter dans le riz (cela rappelle un rite funéraire), on ne pointe jamais quelqu’un ni les plats avec ses baguettes, et il est d’usage d’alterner entre les différentes préparations plutôt que de mélanger les aliments. Aspirer bruyamment ses nouilles est tout à fait acceptable, au contraire des autres bruits de bouche. La disposition des plats compte aussi : le bol de riz à gauche, la soupe miso à droite, tous deux tenus à hauteur de la bouche lors de la dégustation.
Le thé vert est la boisson incontournable qui accompagne la majorité des repas. Il existe plusieurs variétés comme le sencha, genmaicha ou matcha, souvent offertes gratuitement au restaurant. Lors des repas festifs ou au dîner, il n’est pas rare de savourer un verre de saké (nihonshu) ou une bière légère japonaise. L’hiver, on apprécie les boissons chaudes comme le soba-cha (infusion de sarrasin grillé) ou l’amazake, boisson douce à base de riz fermenté.
Dans les bars (izakayas), le choix est encore plus large : chu-hai (cocktail à base de shōchū et fruits), bières locales, umeshu (liqueur de prune) ou sodas originaux à base de melon ou de saveurs fruitées. Pour les non-consommateurs d’alcool, le thé oolong ou la célèbre ramune, boisson gazeuse sucrée, complètent l’offre. Au restaurant, ne vous servez jamais vous-même à la fin du repas : c’est à l’hôte ou à la personne la plus âgée de remplir les verres.
On trouve deux types de petits-déjeuners, le japonais et l’occidental.
Au Japon, le déjeuner est un repas souvent rapide, pris sur le pouce au travail ou à l’école. La tradition du obento (boîte-repas variée et joliment présentée) structure ce moment de la journée. Les épouses ou mères préparent le obento avec affection : on y trouve riz, légumes, viande ou poisson, œufs, pickles, le tout soigneusement disposé pour le plaisir des yeux autant que du palais.
Il existe une véritable culture populaire autour de l’obento, et il n’est pas nécessaire d’avoir quelqu’un pour le préparer : vous en trouverez partout dans les konbini (supérettes), les gares, supermarchés et échoppes de rue.
Pour ceux qui veulent varier, les restaurants rapides de nouilles (ramen, udon, soba) ou de donburi (bols de riz garnis) proposent des menus économiques. Un déjeuner standard coûte en moyenne entre 800 et 1500 yens (5 à 9,5 €), mais il est possible de se régaler avec un plat simple pour moins de 5 € dans certaines chaînes ou supérettes.
Le dîner est le moment fort de la journée gastronomique au Japon. Il se prend volontiers à l’extérieur, ce qui explique le foisonnement de restaurants sur tout le territoire. Les Japonais aiment partager ce repas en famille ou entre amis, autour de multiples petits plats à la carte, conformément à la règle ichiju sansai (une soupe, trois accompagnements et du riz). La soupe est souvent une soupe miso ou un bouillon de légumes, les plats principaux oscillent entre viande, poisson, légumes de saison, pickles et salades variées.
La variété est la règle : les Japonais aiment adapter leur menu aux saisons. Les produits changent en fonction des récoltes et de la pêche, offrant une palette gustative renouvelée tout au long de l’année.
L’izakaya est un incontournable du soir au Japon. Il s’agit d’un bistrot à la japonaise où l’on se détend autour de boissons (bière, saké, shōchū) et de nombreux petits plats à partager, chauds ou froids, selon le marché du jour. L’ambiance y est conviviale et les conversations fusent dans une atmosphère détendue.
Il existe différents types de sièges, du comptoir à la table basse avec tatami où il faut retirer ses chaussures. À l’entrée, on accueille les clients d’un « Irasshaimase ! » enthousiaste. Commander plusieurs plats à la fois, discuter avec le personnel ou les autres clients fait partie de l’expérience. Chaque izakaya propose ses spécialités régionales ou créations du chef : n’hésitez pas à demander conseil pour une découverte gastronomique personnalisée.
Les izakayas sont prisés le soir pour prolonger la soirée dans une ambiance authentique et chaleureuse.
Le Japon est un pays où chaque région offre sa propre cuisine et ses trésors :
Pour découvrir ces saveurs, visitez les marchés locaux, les petites échoppes ou les restaurants à spécialités régionales. Dans chaque ville, des quartiers comme Dotonbori à Osaka ou Nishiki à Kyoto sont de véritables temples du goût.
Bien que la cuisine japonaise intègre souvent poissons, crustacés ou bouillons de poisson, il est possible de trouver de nombreux plats végétariens et véganes : sushis végétariens (kappa maki, inarizushi), soupes miso au bouillon végétal, tofu sous toutes ses formes, salades d’algues, edamame, légumes de saison, tempura de légumes ou curry végan dans certaines chaînes. Cependant, il est important de signaler ses préférences (demandez l’absence de dashi ou de bonito), notamment dans les restaurants traditionnels. Les grandes villes proposent désormais des établissements végétariens et végans, et certaines applications mobiles facilitent leur repérage.
Le coût moyen d’un repas standard au Japon oscille entre 6 et 7 € par personne (1000 à 1200 yens). Il est possible de manger pour 3,80 à 5,50 € dans les petites chaînes, supérettes et stands de rue ; dans les restaurants milieu de gamme, comptez entre 15 et 25 € pour un repas plus élaboré. Le dîner dans un izakaya affiche des prix abordables, généralement entre 800 et 1200 yens pour plusieurs petits plats à partager. Pour maîtriser votre budget, privilégiez les konbini pour les déjeuners, les stands locaux, et évitez les établissements trop touristiques.
S’immerger dans la culture gastronomique japonaise, c’est beaucoup plus que se nourrir : c’est découvrir l’importance de l’harmonie, de la saisonnalité et du partage. Oser explorer les izakayas, les marchés et les spécialités régionales fait partie du plaisir du voyage. Respecter les coutumes à table et prendre le temps d’apprécier la présentation et la variété des mets vous vaudra souvent un sourire complice des Japonais ! Gourmets et curieux, le Japon vous attend pour une véritable aventure des sens.