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Voir nos départs garantisLa Mongolie, immense territoire de steppes, montagnes et déserts, réserve une place unique à la faune qui peuple ses paysages. Un voyage en Mongolie est l’occasion de découvrir la diversité et la richesse des animaux qui accompagnent depuis toujours la vie nomade et forgent la culture du pays.
Le cheval est l’animal emblématique de la Mongolie. Leur importance dans la culture mongole est telle qu’il existe plus de 300 mots pour décrire et catégoriser ces compagnons historiques des nomades. Cependant le terme de « poney » n’y figure pas. Malgré leur petite taille, ce terme serait insultant pour décrire les chevaux mongols : robustes, endurants et énergiques, ils sont adaptés aux hivers rudes et aux longues traversées. Avec une population de près de 4 millions de chevaux, soit presque autant que d’habitants, ils rythment la vie quotidienne des familles mongoles. Le cheval joue un rôle central dans les festivals, les légendes populaires et les pratiques spirituelles : la vielle traditionnelle, le Morin Khuur, porte une tête de cheval sculptée en hommage à cet animal vénéré. Profondément respecté, il reste un symbole de liberté et d’appartenance à la steppe.
Vous croiserez peut-être également des sous-espèces plus rares comme le « khulan », l’âne sauvage asiatique du Gobi, ou le « takhi », le cheval de Przewalski, dernier vrai cheval sauvage de la planète – réintroduit avec succès dans des réserves naturelles mongoles.
Voyager dans les confins de l’Altaï vous mène à la rencontre des ethnies kazakhes, célèbres dresseurs d’aigles royaux utilisés pour la chasse traditionnelle. Véritable emblème de cette région montagnarde, l’aigle n’est pas en reste ailleurs en Mongolie avec notamment l’aigle des steppes, le gypaète barbu ou les vautours de l’Altaï. On compte également une riche diversité de rapaces : faucons, buses, hiboux et chouettes, mais aussi des espèces migratrices rares qui, chaque printemps et automne, font escale dans les zones humides des steppes mongoles.
Le yak mongol (« hainag » lorsqu’il est croisé avec une vache) s’impose dans les régions froides et montagneuses. Indispensable à la vie nomade pour la production de lait, de viande séchée (le bort), de laine et de cuir, il compte près de 4,4 millions de têtes à travers le pays. Sa laine est prisée pour l’isolation des yourtes et la confection des vêtements. Il accompagne les familles pendant les migrations saisonnières, résistant aux grands froids de l’hiver.
Le léopard des neiges (« irbis ») symbolise la nature sauvage et préservée des montagnes mongoles. Très rare et protégé, il est aujourd’hui menacé par le braconnage et la diminution de son habitat, ne laissant que quelques milliers de spécimens cachés dans l’Altaï ou le parc national de Gobi Gurvan Saikhan. Les voyageurs chanceux pourront peut-être apercevoir les traces de ce félin discret. Son cousin, le lynx (« shiluus »), tout aussi timide mais plus répandu, se retrouve dans le nord, notamment autour du lac Khövsgöl.
Le chameau de Bactriane, à deux bosses, est le roi du désert de Gobi, région dont il est originaire. Parfaitement adapté aux conditions extrêmes, il transporte hommes et marchandises là où ni cheval ni véhicule moderne ne s’aventurent. Essentiels à la mobilité des nomades, les chameaux sont aussi célébrés lors de festivals traditionnels qui mettent à l’honneur leur endurance et leur rôle dans l’économie locale. On dénombre près de 460 000 chameaux domestiqués en Mongolie et plusieurs centaines vivant encore à l’état sauvage dans les coins les plus reculés du Gobi. La laine du chameau, chaude et légère, est aussi utilisée pour confectionner vêtements et couvertures.
Il y a en Mongolie deux espèces d’ours : l’ours brun, qui rôde dans le nord, notamment près du lac Khövsgöl, et l’ours du Gobi (« mazaalai »), l’un des ours les plus rares au monde et unique à prospérer dans le milieu aride du désert. Il ne subsiste qu’une trentaine d’ours du Gobi à l’état sauvage, ce qui en fait l’espèce d’ours la plus menacée de la planète. Les programmes de protection sont essentiels pour la survie de cette icône des déserts mongols.
Avec plus de 22 millions de chèvres (« gamaa ») et 30 millions de moutons (« khon »), ces animaux domestiques constituent le cœur de la tradition nomade. Les moutons apportent viande, lait, laine pour la confection des deel (vêtements traditionnels) ou pour le feutre des yourtes, tandis que les chèvres sont renommées pour leur cachemire, considéré parmi les plus fins au monde. Côté faune sauvage, on retrouve l’argali, impressionnant mouton sauvage, et l’ibex sibérien (bouquetin), qui peuplent les montagnes escarpées, notamment dans les parcs nationaux d’Altai et Gobi Gurvan Saikhan.
Le loup mongol (« chono ») fascine et effraie à la fois. Présent sur l’ensemble du territoire, il partage avec le cheval un statut particulier dans les légendes et mythologies : le « Loup Bleu », figure céleste et ancêtre mythique de Genghis Khan, occupe une place centrale dans les croyances mongoles. Dans la tradition chamanique, certains voient en lui un guide spirituel, associé à la force et la liberté. Malgré sa discrétion, il occupe une zone symbolique importante dans l’imaginaire collectif.
Les cervidés abondent en Mongolie, bien que leur répartition soit variable. La petite gazelle de Mongolie gambade dans les prairies de l’est, tandis que la gazelle à goitre évolue dans les étendues semi-désertiques du Gobi et l’antilope saïga, espèce particulièrement menacée, peuple le centre et l’ouest. On trouve aussi l’élan dans les forêts du nord, ainsi que le cerf rouge et le renne, ce dernier semi-domestiqué par l’ethnie Tsaatan, peuple de l’extrême nord du pays.
Dans les steppes herbeuses de Mongolie, il est courant de croiser des marmottes au sifflement caractéristique, mais aussi des gerboises, gerbilles et autres rongeurs qui jouent un rôle vital dans l’écosystème steppique. Observer les bonds des jerboas au crépuscule offre un spectacle furtif mais typique des paysages ouverts.
La meilleure saison pour observer la faune s’étend de mai à septembre, avec une nature particulièrement dynamique en juin. Durant cette période, les steppes sont luxuriantes, la faune active et les longues journées invitent à l’exploration. Pour maximiser vos chances :
En résumé :
| Aspect | Conseils pratiques | |------------------------------|----------------------------------------------------------------------------| | Meilleure saison | Mai à septembre, juin optimal | | Régions recommandées | Gobi (Gobi Gurvan Saikhan, Yolyn Am), Altaï, lac Khövsgöl | | Comportement respectueux | Observer à distance, ne pas nourrir ni interrompre les animaux | | Législation | Interdiction d’approche rapprochée des espèces menacées, respect des parcs |
La Mongolie recèle ainsi une faune exceptionnelle, témoin de l’harmonie entre nature et traditions nomades. Lors d’un circuit, chaque rencontre avec un animal est une occasion de mieux comprendre la richesse culturelle et naturelle du pays, dans le respect de cet environnement préservé.