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Voir nos départs garantisComprendre les religions en Mongolie, c’est saisir une mosaïque spirituelle où se côtoient bouddhisme tibétain, animisme, chamanisme et minorités religieuses plus récentes. Chez Shanti Travel, avec plus de vingt ans à guider des voyageurs au cœur de la steppe, nous savons que la ferveur et le syncrétisme religieux constituent une clef fascinante pour découvrir la culture du pays. Voici une exploration approfondie de ces croyances, telle que nous la vivons aux côtés des Mongols.
Le bouddhisme tibétain exerce une influence majeure en Mongolie depuis le XVIe siècle, date à laquelle Altan Khan a adopté l’école Gelugpa (ou « école des bonnets jaunes », sous la lignée du Dalaï Lama) comme religion nationale. S’il est présent dès l’Antiquité, c’est réellement à cette époque que le pays s’imprègne de sa culture lamaïque. Au début du 20e siècle, un tiers des hommes était lama et le pays abritait plus de 700 monastères.
La révolution populaire de 1921 et la période communiste qui s’ensuit bouleversent cet équilibre : près de 97 % des monastères sont détruits, et le bouddhisme entre dans la clandestinité. Mais depuis les années 1990, la liberté religieuse a permis une renaissance spectaculaire : plus de 130 monastères et temples ont été restaurés ou reconstruits. Beaucoup de familles effectuent aujourd’hui des pèlerinages pour solliciter bénédiction, fortune, santé ou guérison auprès des lamas qui perpétuent la tradition Gelugpa.
**Pratiques et spécificités locales **
Le bouddhisme mongol se distingue par un subtil mélange de rituels tibétains et d’éléments chamaniques locaux. Les Mongols récitent mantra, offrent khadags (écharpes sacrées), et invoquent autant Tara que les esprits ancestraux dans leurs prières quotidiennes. Les cérémonies intègrent souvent la purification au beurre clarifié et la consultation des oracles. Les fêtes telles que Tsagaan Sar (Nouvel An lunaire) et Naadam sont ponctuées de rituels bouddhistes visant la chance et la prospérité, mais aussi d’éléments hérités des croyances animistes.
**Rôle des monastères actuellement **
Aujourd’hui, les monastères mongols remplissent une fonction sociale et éducative essentielle, transmettant autant les valeurs bouddhistes que l’histoire et la culture du peuple. Certains, comme Gandantegchinlen à Oulan-Bator, accueillent quotidiennement prières collectives, enseignements, offrandes, et rites spécifiques pour les enfants, les voyageurs ou les défunts. Les monastères du Gobi ou de l’Arkhangaï, bien que plus isolés, poursuivent leur rôle de gardiens spirituels de la nation.
L’animisme mongol est bien plus qu’un ensemble de croyances ancestrales : il traverse le quotidien à travers le respect constant des esprits de la nature. Les Mongols vivent en symbiose avec les forces invisibles : chaque montagne ou rivière possède son esprit tutélaire, chaque voyage est précédé d’offrandes aux ovoo (amas de pierres sacrées surmontées de tissus bleu symbolisant le ciel).
**Rituels et symbolisme **
Avant de passer un col, il est traditionnel d’effectuer une halte : les voyageurs klaxonnent, déposent une offrande – lait, airag, argent, vodka, bonbon –, tournent trois fois autour de l’ovoo dans le sens solaire, puis ajoutent une pierre à l’édifice. Ce rituel, ancré dans la sagesse populaire, a pour but d’obtenir la protection des esprits du ciel et des montagnes, protecteurs par excellence des nomades.
Le respect envers les esprits influence aussi la gestion du bétail, la cueillette, les fêtes de famille… On observe même une empreinte animiste dans le drapeau national : les symboles du ciel, du feu et de l’eau témoignent de cet héritage immémorial que la modernité n’a pas effacé.
**Animisme et bouddhisme : une osmose vivante **
La plupart des Mongols combinent pratiques animistes et bouddhistes, considérant les deux traditions comme complémentaires pour assurer équilibre et harmonie. L’ovoo recouvert d’écharpes bleues témoigne de cette fusion : la couleur renvoie à la fois à la tradition lamaïste et à la vénération ancestrale de l’éther céleste.
Plus qu’une simple survivance, le chamanisme est une dimension vivante de l’identité mongole. Héritier du tengrisme, il fait du chaman le médiateur privilégié entre monde visible et invisible, chargé d’honorer les ancêtres, guérir maladies, protéger le clan ou invoquer chance et fertilité. La transmission du « don » est souvent héréditaire et nécessite apprentissage profond : la lignée maternelle est fréquente chez certains groupes.
Pratiques actuelles et transmission
Statut social et évolution récente Depuis les années 1990, le chamanisme renaît dans toute la Mongolie, attirant parfois de jeunes urbains en quête d’authenticité. Les cérémonies traditionnelles intègrent des éléments modernes : la quête de réussite professionnelle, la gestion du stress, ou la santé physique comme psychique. Malgré la popularité relative d’assister à des rituels, ces expériences restent rares et très encadrées : il est primordial de respecter l’intimité spirituelle des familles et d'éviter toute attitude intrusive.
La diversité religieuse mongole ne se limite pas au triptyque bouddhisme-animisme-chamanisme. Depuis la démocratisation, le christianisme (en particulier protestant et catholique) progresse, surtout en ville, majoritairement par l’action de missionnaires étrangers. L’islam est quant à lui présent chez les minorités kazakhes de l’ouest (région de Bayan-Ölgiy), où traditions musulmanes et respect des esprits locaux cohabitent en bonne intelligence.
Par ailleurs, le tengrisme, tradition chamanique centrée sur la vénération du ciel et des esprits, connaît un net renouveau. Cette mosaïque religieuse illustre la tolérance et la souplesse propres au mode de vie mongol : il n’est pas rare qu’un même individu participe à la fois à un office lamaïste, à une cérémonie chamanique et à des fêtes musulmanes locales.
Si vous souhaitez approfondir sur place la découverte des religions en Mongolie, nous recommandons la visite respectueuse de monastères actifs, l’approche discrète des ovoo sacrés lors de vos trajets, et – avec un encadrement adapté – la rencontre de petites communautés où le chamanisme survit. Notre expertise nous permet de faciliter ces rencontres, tout en conservant la discrétion et le respect qui sont la clef d’une véritable immersion culturelle.
Entre temples restaurés, steppes parsemées d’ovoo et forêts peuplées d’esprits ancestraux, parcourir la Mongolie, c’est voyager au cœur d’un monde où chaque pierre, chaque colline, chaque souffle de vent racontent un récit sacré…