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Les dunes de Mongol-els sont nichées là où Altaï et Gobi se rejoignent à l’ouest de la Mongolie. Mongol-els signifie « dunes chantantes » et ce nom vient du bruit particulier que fait le sable qui s’écoule le long des crêtes ensablées. Les dunes de Mongol-els s’étendent sur plus de 330 km et accueillent quelques familles nomades dresseurs de chameaux. La vie nomade y est toujours vivace : les habitants pratiquent les « bains de sable », un soin traditionnel utilisant la chaleur du sable pour soulager douleurs musculaires et articulaires, témoignant d’une adaptation ingénieuse à l’environnement désertique. Des circuits d’immersion permettent de partager leur quotidien et de découvrir les vastes horizons de Mongol Els à dos de chameau ou de cheval. Les dunes renferment aussi des oasis marécageuses pittoresques comme le lac d’Ereen Nuur, précieuse ressource pour les éleveurs.
La saison idéale pour explorer Mongol Els se situe de juin à août, lorsque les températures avoisinent les 20–23 °C et que la météo est clémente, propice à la découverte des dunes et des paysages alentour.
À l’ouest de la Mongolie, au sein des sommets de la chaîne montagneuse de l’Altaï, se cachent quelques joyaux de l’époque préhistorique dont les grottes de Tsenkher. Véritables grottes de Lascaux mongoles perchées à plus de 2 000 m d’altitude, ces deux grottes de 40 et 130 m de long abritent des peintures rupestres que le climat froid et rigoureux de l’Altaï a su parfaitement conserver pendant des millénaires. Ces œuvres remarquables, datant d’environ 20 000 avant J.-C., représentent des animaux, des plantes et des scènes de chasse, témoignant du rôle central de la faune et de la nature dans la culture des premiers habitants. À ne pas confondre avec les sources chaudes de Tsenkher, situées dans la vallée de l’Orkhon, au centre du pays.
Le parc national de l’Altaï Tavan Bogd, signifiant « les cinq monts sacrés de l’Altaï », se trouve à l’extrémité occidentale de la Mongolie, au cœur de l’Altaï mongol. Il est difficile d’accès et nécessite une organisation logistique, mais il réserve des trésors insoupçonnés pour les voyageurs prêts à l’aventure. L'accès au parc se fait principalement via la ville d’Ölgii : une piste mène jusqu'à la station de garde, où il faut poursuivre à pied ou à cheval. Treks et expéditions équestres sont recommandés pour atteindre le camp de base et profiter pleinement de la grandeur du site.
Il a pour sommet le plus haut sommet de la Mongolie : le mont Khuiten (4 374 m), entouré par les monts Malchin, Nairamdal, Burged et Ölgii, les cinq monts sacrés qui donnent son nom au parc. S’étendant sur plus de 6 000 km², ce parc rassemble les principaux glaciers du pays, d’immenses forêts, de nombreux lacs de montagne, et abrite une faune d’une richesse exceptionnelle. La meilleure période de visite s’étend de juin à septembre, pour bénéficier de conditions climatiques optimales. Prévoir un équipement adapté à la montagne et privilégier l’accompagnement d’un guide local.
Ölgii est le chef-lieu de la province de Bayan-Ölgii, la région la plus occidentale de Mongolie. Située au cœur de la chaîne montagneuse de l’Altaï, la ville d’Ölgii représente la dernière véritable ville mongole avant les frontières russes et chinoises. Ici, la population majoritairement d’origine kazakhe perpétue des traditions distinctes, notamment la fauconnerie ancestrale.
Chaque automne, la ville s’anime lors du festival des aigles, dont la prochaine édition aura lieu les 20 et 21 septembre 2025. Ce rendez-vous prestigieux célèbre l’art du dressage d’aigles royaux, un savoir-faire transmis de génération en génération. Deux jours de compétitions, de démonstrations de chasse à l’aigle, de courses et de sports équestres traditionnels rythment la fête, ainsi que des concerts de musique folklorique, des danses, et la découverte de la cuisine kazakhe locale. C’est également l’occasion d’échanger avec les chasseurs nomades et d’assister à une belle démonstration du patrimoine culturel kazakh.
Entre la vallée de l’Orkhon et le parc naturel du Khövsgöl se dressent deux volcans emblématiques : le mont Khorgo et Uran Uul. Le parc naturel de Khorgo–Terkhiin Tsagaan Nuur, accessible en jeep ou à cheval depuis les villages voisins, propose des sentiers de randonnée adaptés à différents niveaux. La montée au sommet du volcan Khorgo (2 240 m) dévoile un cratère de 200 m d’envergure et un panorama exceptionnel sur le lac Terkhiin Tsagaan, formé lors d’une éruption il y a 8 000 ans.
Uran Uul, culminant à 1 686 m, se distingue par son cratère verdoyant et sa flore sibérienne. Les randonnées traversent forêts de mélèzes, steppes et offrent une grande diversité botanique et ornithologique. L’accompagnement d’un guide local est vivement conseillé, tant pour la découverte que pour le respect de ce milieu protégé. La meilleure période pour explorer ces volcans va de juin à août, lorsque les conditions météorologiques sont favorables.
Situé à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Oulan-Bator, le parc national de Khustain Nuruu est célèbre pour le programme de réintroduction du cheval de Przewalski. Ce cheval sauvage, appelé « takhi » par les Mongols, n’a jamais été domestiqué et représente un joyau du patrimoine naturel mongol. Depuis la première réintroduction en 1992, la population de chevaux s’élève à plus de 120 individus, vivant aujourd’hui en parfaite liberté dans un espace de 50 000 hectares classé parc national.
Le meilleur moment pour les observer est en fin de journée, lors de visites guidées ou de safaris organisés, dans le respect de leur tranquillité. Il est aussi possible d’explorer le parc à pied ou à cheval, en s’équipant de jumelles pour observer sans déranger la faune. Khustain Nuruu abrite également de nombreux oiseaux, cerfs, gazelles et une étonnante variété de plantes steppiques. Les sentiers balisés traversent montagne, forêt et steppe, offrant aux randonneurs des paysages variés et la possibilité de croiser ces chevaux en petits groupes, appelés harems.
À l’extrémité est du Gobi, Tsagaan Suvraga et Baga Gazariin Chuluu dévoilent deux paysages géologiques majeurs de Mongolie, accessibles principalement en 4x4. Tsagaan Suvraga, aussi appelé « Stupa blanc », est une falaise calcaire de plus de 60 m, sculptée par l’érosion et affichant des strates colorées spectaculaires, particulièrement au lever et coucher du soleil. Des randonnées à pied ou à dos de chameau sont possibles dans ce décor singulier où l’on trouve parfois des fossiles marins, témoignant du passé océanique de la région.
Baga Gazariin Chuluu, vaste labyrinthe de granit, s’étend sur plus de 600 km². Le site abrite de nombreuses grottes, des pétroglyphes anciens, des ruines de monastères et une faune typique comprenant moutons sauvages, ibex et marmottes. La meilleure période de visite s’étend de mai à juillet pour des balades faciles et un climat agréable. Prévoyez de bonnes chaussures et, si possible, séjournez dans un campement traditionnel pour une immersion complète.
À l’ouest, à la rencontre de l’Altaï et du Gobi, le lac Khar-Us déroule son immense surface d’eau douce (près de 1 600 km²) entre steppes et dunes. Berceau d’une richesse ornithologique exceptionnelle, il attire canards, oies, tetras et oiseaux marins rares. La région, dominée par le mont Khan Khukhii et le massif Tsambagarav, est idéale pour l’observation des oiseaux, la randonnée et l’exploration équestre, particulièrement de fin juin à septembre.
Les berges sud et est, bordées de dunes, offrent un contraste étonnant avec les rives marécageuses, et des campements kazakhs sont présents en été. Bien que la rivière Mukhart soit mentionnée comme oasis au sein des dunes géantes de Bor Khyar, les informations restent peu détaillées ; on y apprécie principalement le spectacle naturel et le sentiment d’isolement au cœur de la Mongolie sauvage.
Au nord, dans la région du lac Khövsgöl, les Tsaatans et autres ethnies locales ont laissé de mystérieux témoignages : le site d’Uushigiin Ovor, parfois surnommé le « Stonehenge mongol ». Il s’agit d’un ensemble funéraire constitué de 14 stèles de pierre de près de 4 m hautes, ornées d’incisions représentant des cervidés. Les stèles remontent au moins au VIIIe siècle et seraient liées à la culture turque ancienne et aux premiers nomades de la steppe. Le site est situé à proximité de Mörön et peut être visité dans le cadre de circuits archéologiques guidés.
Pour rejoindre ce site archéologique majeur, prévoyez un véhicule adapté et l’accompagnement d’un guide local pour comprendre la richesse historique et spirituelle de ces lieux singuliers.
Toute la partie orientale de la Mongolie reste méconnue, mais abrite des trésors insoupçonnés. À une trentaine de kilomètres au nord de Khalkh Soum, dans la province de Dornod, s’élève le monument d’Ikh Burkhant. Ce complexe bouddhiste du XIXe siècle est centré sur la gigantesque statue de Bouddha Janraisag (Avalokitesvara) allongé (30 m de long), sculptée à même la colline. Les lieux, érigés avant l’invasion japonaise de 1939, sont aujourd’hui sacrés pour les bouddhistes mongols.
Autour de la statue subsistent une vingtaine de divinités, douze stupas et de vastes enceintes de pierre. La visite se poursuit dans un cadre naturel paisible, propice à l’observation, la promenade et la photographie. Un circuit en Mongolie orientale alliera la découverte d’Ikh Burkhant à celle des steppes sauvages, de la vallée de l’Orkhon ou des campements nomades voisins.
Sortez des sentiers battus en Mongolie :
Pour vivre pleinement l’aventure d’un voyage en Mongolie hors des sentiers battus, privilégiez l’immersion auprès des familles nomades, explorez par la randonnée, à cheval ou en 4×4 des territoires isolés et préparez-vous à une expérience unique, où confort sommaire et authenticité font la richesse du périple. Respect des populations locales et de l’environnement, flexibilité face aux conditions logistiques et ouverture culturelle seront les clés d’une découverte inoubliable.
Pour organiser votre propre voyage en Mongolie hors des circuits classiques, rien ne vaut la rencontre avec des guides locaux et l’envie de s’immerger dans l’immensité et la diversité de la steppe mongole.