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Voir nos départs garantisSitué stratégiquement sur les anciennes routes maritimes entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe, l'histoire du Sri Lanka est marquée par un fascinant carrefour de civilisations. Depuis ses tout premiers royaumes jusqu’à la période contemporaine, cette île de 65 610 km² – à peine plus grande que la Bretagne – a bâti son identité sur une mosaïque d’échanges, de dynasties puissantes et de brassages culturels uniques.
Depuis l’Antiquité, le Sri Lanka est traversé par de grandes dynasties qui ont laissé une empreinte durable : la dynastie Vijaya (Ve siècle av. J.-C.), fondatrice du premier royaume cinghalais, la dynastie Lambakanna reconnue pour ses remarquables systèmes d’irrigation, ou encore la période faste du royaume d’Anuradhapura (377 av. J.-C. – 1017 ap. J.-C.), cœur du pouvoir politique et religieux. La forteresse de Sigiriya – perchée sur son rocher emblématique – ainsi que les vastes cités d’Anuradhapura et Polonnaruwa témoignent encore aujourd’hui de la puissance et du raffinement de ces sociétés anciennes. Ces formes de gouvernance évoluent au gré des invasions et alliances, notamment celles des Tamouls venus du sud de l’Inde, illustrant la profonde interaction culturelle au cœur de l’île.
Le Sri Lanka s’est distingué par l’excellence de ses systèmes hydrauliques, la construction de temples et de stupas monumentaux, et sa capacité à intégrer de multiples communautés : hindous, bouddhistes, musulmans, juifs et chrétiens ont cohabité depuis le Moyen Âge, façonnant la diversité religieuse actuelle.
Au fil des siècles, l’île a porté de nombreux noms qui traduisent sa renommée internationale. Lanka dans les textes anciens, Taprobane pour les Grecs, Serendib pour les Arabes (qui donnera « sérendipité »), Celao pour les Portugais, Ceylan pour les Hollandais et Britanniques. Ce n’est qu’en 1972, après l’indépendance, que le nom actuel, Sri Lanka – « île resplendissante » en sanskrit – est adopté.
L’histoire du Sri Lanka ne peut se comprendre sans son rôle central dans les échanges maritimes de l’océan Indien. Dès l’Antiquité, l’île est une étape vitale de la route de la soie maritime : les Austronésiens, Tamouls, Perses, Arabes et plus tard les Chinois y commercent épices, pierres précieuses, ivoire et textiles. Les ports de l’île servent de ponts entre l’Inde, l’Asie du Sud-Est et la péninsule arabique, mais aussi avec l’Europe dès le Moyen Âge. Ces contacts répétés favorisent une importante circulation d’idées, de techniques (comme la navigation et l’irrigation) et de religions, notamment l’islam, introduit par les marchands arabes.
C’est au IIIe siècle av. J.-C. que le bouddhisme est introduit par le moine Mahinda, fils de l’empereur Ashoka. Cette religion s’impose rapidement comme élément fondateur de la culture et du pouvoir politique cinghalais, mais aussi du nationalisme sri-lankais moderne. Le bouddhisme, aujourd’hui pratiqué par plus de 70 % de la population, est protégé par la Constitution et présent dans les symboles nationaux.
Les sites majeurs, de l’Arbre de la Bodhi à Anuradhapura, importé d’Inde, au Temple de la Dent (Sri Dalada Maligawa) à Kandy qui abrite une relique sacrée du Bouddha, incarnent une tradition ininterrompue. Les grandes cités comme Polonnaruwa ou les grottes sanctifiées de Dambulla sont parmi les plus importants centres de pèlerinage du monde Theravāda, attirant fidèles et visiteurs émerveillés.
Le Sri Lanka connaît près de quatre siècles de domination européenne :
Cette période marque une transformation majeure de l’île. Les Européens construisent de nombreuses infrastructures – forts comme le spectaculaire Galle Fort (patrimoine mondial de l’UNESCO), hôpitaux, routes, quartiers entiers à l’architecture coloniale (Colombo, Nuwara Eliya) – qui marquent encore les paysages urbains et ruraux. Le système d’enseignement, la langue, le droit et surtout l’économie de plantation (cafés puis thés) sont structurés selon le modèle britannique, avec un impact déterminant jusqu’à aujourd’hui.
L’arrivée de travailleurs tamouls indiens pour les plantations façonne la carte ethnique du pays, tandis que la société sri-lankaise intègre lentement l’élite formée à l’occidentale, symbole d’une continuité entre époques coloniale et post-indépendance. La langue anglaise, l’usage de bâtiments coloniaux reconvertis – hôtels, résidences, institutions –, tout cela témoigne d’un héritage vivant.
Le retour à l’indépendance en 1948 ouvre une ère d’espoirs, mais aussi de fragilités intercommunautaires. Très vite, les clivages ethniques s’aggravent : la « politique du cinghalais seulement » marginalise la communauté tamoule, principalement hindoue, et alimente tensions et frustrations, exacerbées par la redistribution des terres et l’accès inégal aux ressources et à l’éducation.
Entre 1983 et 2009, le Sri Lanka traverse l’une des plus longues guerres civiles de l’Asie contemporaine, entre l’armée sri-lankaise et les Tigres de Libération de l’Eelam Tamoul (LTTE). Les conséquences sont redoutables : plus de 100 000 morts, déplacements massifs, sociétés fracturées. Cette guerre trouve ses racines dans des discriminations institutionnelles, le refus de reconnaissance linguistique et religieuse des Tamouls, et des politiques de colonisation agricole modifiant l’équilibre démographique régional.
Après la victoire militaire du gouvernement en 2009, la réconciliation s’avère complexe. Des commissions nationales et des initiatives internationales tentent d’accompagner le processus, mais des critiques subsistent sur l’inclusion réelle des minorités et la guérison des mémoires. La société sri-lankaise doit aujourd’hui composer avec l’héritage de ces épreuves tout en poursuivant la construction d’un vivre-ensemble inclusif et apaisé.
Le Sri Lanka a également surmonté des catastrophes majeures – le tsunami de 2004, la crise économique de 2022 – mais il affiche aujourd’hui une remarquable capacité à avancer : relance du tourisme, investissements étrangers, sociétés jeunes et éduquées, et une volonté croissante de valoriser son patrimoine exceptionnel. Les 8 sites classés UNESCO, les vestiges de ses capitales anciennes et la vitalité de ses pratiques religieuses font du pays un musée vivant de l’histoire d’Asie du Sud.
Découvrir l’histoire du Sri Lanka avec Shanti Travel, c’est saisir ce qui rend ce pays absolument unique : une résilience exemplaire, un héritage multiculturel riche et un désir d’ouverture sur le monde. Comprendre la succession des royaumes, l’apport du bouddhisme, la complexité des influences coloniales, ou encore la difficile conquête de la paix permet de voyager autrement – dans le respect et la curiosité, guidé par l’expertise d’une équipe passionnée.
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